La philosophie de la liberté

Traits fondamentaux d'une vision moderne du monde

 

« Rudolf Steiner ne s'est exprimé sur aucun de ses livres aussi fréquemment et de façon aussi circonstanciée que sur La philosophie de la liberté. Il ne se contente pas de la mentionner comme tous ses écrits, de donner des indications stimulantes, mais il ne cesse de renvoyer constamment - à partir des points de vue les plus variés - à ce qui a été voulu, inauguré, on aimerait dire initié par cet écrit. De 1905 à sa mort, il ne se passe pas d'année où on ne trouve des indications à propos de cet ouvrage de la première heure - l'expression étant prise au sens propre. »

Otto Palmer - « Rudolf Steiner s’exprime sur sa philosophie de la liberté » - Éditions Novalis 1993

 

 

 

Ce que Steiner en dit

« Celui qui le veut pourra en effet trouver déjà les principes fondamentaux de l'anthroposophie dans ma Philosophie de la liberté. je veux seulement faire ressortir aujourd'hui ce seul point ; que cette Philosophie de la liberté, par une nécessité interne, attire tout d'abord partout l'attention sur un royaume spirituel où sont par exemple puisées les impulsions morales. Si bien qu'au sens de La philosophie de la liberté on ne peut donc par en rester au monde des sens, mais qu'il faut progresser jusqu'à un royaume spirituel fondé en lui-même. L'existence d'un monde .spirituel prend même de plus cette forme concrète tout à fait autre : l'homme, dans son être le plus profond, n'est pas étroitement lié au monde sensible, mais il est, dans cet être le plus profond, étroitement lié au monde spirituel. Ces deux choses ; premièrement, qu'il existe un monde spirituel, deuxièmement, que l'homme dans le moi le plus intime de son être, est étroitement lié à ce royaume spirituel, ce sont à l'évidence les points fondamentaux de La philosophie de la liberté". »

11 juin 1906 - GA 258 - Traduction Geneviève Bideau

 

« Il m'a semblé que je devais parler dans La philosophie de la liberté du fait que l'élément moral apparaît au plus haut point conforme à la dignité humaine lorsqu'il ne fait qu'un avec la liberté de l'être humain et qu'il a ses racines dans l'amour humain véritable. Mais par l'anthroposophie on peut montrer que cet amour du devoir devient, en un sens plus large, amour de l'homme, et de ce fait le ferment véritable de la vie sociale. Ce qui se présente à nous aujourd'hui comme une question  brûlante et de la plus haute importance ne peut être saisi que si l'on s'efforce de connaître le lien qui unit la liberté, l'amour, l'être humain, l'esprit et la nécessité naturelle »

5 septembre 1921 - GA 78 - Les sources spîrituelles de l'anthroposophie - Traduction Geneviève Bideau

 

Ce qu'ils en disent

"La Philosophie de la liberté a pour sous-titre: «Résultats d'une observation de l'âme conduite selon la méthode scientifique». Cet additif fait apparaître nettement l'intention première de Steiner. Ce qui lui importe, c'est de construire une science de l'esprit qui se serve de la méthode rigoureuse des sciences de la nature, mais choisisse comme objets de la connaissance le monde sensible aussi bien que le monde suprasensible."

Johannes Hemleben - Biographe

 

« Car la question de savoir si c'est la vision matérialiste du monde et de l'homme ou la vision spirituelle qui a raison est en vérité non pas une question de connaissance mais au premier chef une question de volonté.

Veut-on l'homme en tant qu'être constitué de trois membres, corps, âme et esprit ? Ou le veut-on en tant qu'être constitué d'un corps et d'une âme, cependant qu'il revient à l'âme quelques qualités spirituelles ? Ou va-t-on même jusqu'à le vouloir comme un être uniquement corporel, qui possède en propre quelques facultés psychiques ? Seul l'homme lui-même doit décider de ces questions.

Celui qui est en mesure de voir cela est aussi en mesure de voir que La philosophie de la liberté échappe, par son questionnement qui fait époque dans l'histoire universelle, à la sphère où est enfermée toute théorie et qu'elle se situe au sein des perspectives d'avenir qui seront déterminantes pour la poursuite de l'évolution humaine. Car elle apporte le dépassement pratique, et non pas théorique, du matérialisme. »

Otto Palmer - « Rudolf Steiner s’exprime sur sa philosophie de la liberté » - Éditions Novalis 1993

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