site editeurlogo pdf lire ce texte

Extrait du livre :

La théosophie

Introduction à la connaissance suprasensible du monde et à la destination suprasensible de l’homme

Traduction : Raymond Burlotte

© 2007 Éditions Novalis

 

L'homme ne peut acquérir de manière juste une compréhension de lui-même que s'il se met au clair sur la signification du penser au sein de son entité. Le cerveau est l'instrument corporel du penser. De même que l'homme ne peut voir les couleurs qu'à l'aide d'un œil bien constitué, le cerveau, structuré en conséquence, lui sert pour penser. Le corps humain tout entier est construit de telle sorte qu'il trouve dans l'organe de l'esprit, dans le cerveau, son couronnement. On ne peut comprendre la structure du cerveau humain que si on le considère en tenant compte de sa tâche. Celle-ci consiste à être le support corporel de l'esprit pensant. Une vue d'ensemble comparative sur le monde animal le montre. Chez les batraciens, le cerveau est encore petit par rapport à la moelle épinière ; chez les mammifères il devient relativement plus gros. C'est chez l'homme qu'il est le plus gros, par rapport à tout le reste du corps.

Plus d'un préjugé s'oppose à des remarques telles que celles que nous présentons ici au sujet du penser. Bien des êtres humains sont enclins à sous-estimer le penser et à placer plus haut la « vie intime du sentiment », la « sensation ». Bien plus, on aime à dire que ce n'est pas par le « penser froid », mais par la chaleur du sentiment, par la force immédiate des sensations que l'on s'élève aux connaissances supérieures. Ceux qui parlent ainsi craignent, par des pensées claires, d'émousser les sentiments. C'est certainement le cas lors du penser ordinaire, qui s'applique aux seules choses utilitaires. Mais avec les pensées qui mènent dans des régions supérieures de l'existence, c'est l'inverse qui se produit. Il n'existe aucun sentiment, aucun enthousiasme, comparables aux sensations de chaleur, de beauté et d'élévation qu'éveillent en nous les pensées pures et claires comme le cristal qui s'appliquent à des mondes supérieurs. Les sentiments les plus élevés ne sont précisément pas ceux qui viennent d'eux-mêmes, mais ceux que l'on conquiert au cours d'un travail énergique des pensées. […]

 

 

Informations supplémentaires